Pentagon Papers – Pat la réalisation

Pentagon Papers

 

Synopsis

Pentagon Papers raconte l’histoire de la première femme directrice de la publication d’un grand journal américain, le Washington Post, Katharine Graham s’associe à son rédacteur en chef Benjamin Bradlee, dit Ben, pour dévoiler un scandale d’Etat monumental et combler son retard par rapport au New York Times qui mène ses propres investigations. Ces révélations concernent les manœuvres de quatre présidents américains, sur une trentaine d’années, destinées à étouffer des affaires très sensibles… Au péril de leur carrière et de leur liberté, Katharine et Ben vont devoir surmonter tout ce qui les sépare pour révéler au grand jour des secrets longtemps enfouis…

⇓ Voir la bande annonce du film ⇓

 

Comme à son habitude, Spielberg voit juste

Lorsque l’on découvre le duo Hanks-Streep dans les rôles respectifs de Benjamin Bradlee et Katharine Graham, on en est presque à se demander qui d’autre que Spielberg aurait eu cette merveilleuse idée de réunir ces deux talents. Après Lincoln, sorti en 2012, le réalisateur propose un autre film historique et s’attaque cette fois à une des affaires qui a fait trembler l’Amérique. Le film qui a pour titre original The Post, surnom que l’on donne au Washington Post, obtient en France le titre “Pentagon Papers”, référence au document secret défense United States-Vietnam Relations, dont il est question dans le film.

Comme à son habitude, Spielberg voit juste. Il y a un détail qui m’a frappé lors du deuxième visionnage du film ; les scènes se déroulent très souvent dans des espaces sombres, fermés, voire volontairement sécurisés, par exemple, on voit très souvent un personnage fermer une porte. Il y a tout un jeu de lumière qui est, à mon avis, très intéressant à observer et à prendre en compte. Le gris, le blanc, le noir, très présents, rappellent sans aucun doute le journal, le papier, l’encre. Il y a deux magnifiques scènes lors de l’impression des journaux qui sont à mes yeux grandioses. Le réalisateur nous offre une visite dans les locaux inférieurs du bâtiment avec de gros plans sur les machines et les ouvriers, comme on peut l’apercevoir dans la bande annonce.

 

Les personnages

 

Ben Bradlee est un journaliste passionné, presque avare de gros titres mais qui veut servir, avant tout, les gouvernés. Katharine et lui, malgré leurs différents, sont très complices. Ben peut d’abord paraître hautain voir agaçant, mais on comprend très vite que le rédacteur en chef veut tout simplement faire son travail. Il n’hésite pas à dire ce qu’il pense à Katharine et inversement. Ces deux personnages se complètent, et cela durant la totalité du film. Le grain de folie de Ben rejoint la sagesse de Katharine et offre au spectateur un duo époustouflant.

 

Arrivée à la tête du quotidien à cause d’un drame familial, Katharine Graham tente de se faire une place dans un travail où elle est majoritairement entourée d’hommes. C’est un personnage assez difficile à suivre, à cerner, dans la mesure où elle a, par moment, des baisses de confiance en elle, ce qui donne l’impression qu’elle se laisse marcher dessus. Mais il y a également des passages où elle remet à leur place certains de ses collègues. Il y a une scène très drôle où un des personnages se retrouve à parler sur son dos alors qu’elle est dans la pièce à côté ; sa réaction est exemplaire !

 

Bien que ce personnage consulte régulièrement ses collègues, c’est à elle que revient la dernière grande décision du film. 

Si on s’attache autant à Katharine c’est notamment parce qu’on la voit évoluer et gagner en confiance en elle, dans ce monde où il est très difficile pour une femme de se faire entendre mais surtout de se faire écouter.

A mes yeux, Meryl Streep vole la vedette à Tom Hanks et crève littéralement l’écran. Dans sa vie privée, elle a fait savoir de nombreuses fois son engagement féministe et personne d’autre, toujours selon moi, n’aurait pu incarner Katharine Graham aussi bien qu’elle le fait.

 

Pas uniquement un film historique…

… mais aussi un film féministe, car, vous l’aurez compris, il y a une réelle envie de valoriser les femmes d’affaires, mais également, et plus indirectement, les femmes du monde entier. Oui, elles ont un cerveau, oui, elles peuvent s’en servir, réfléchir, donner leur avis, prendre des décisions, oui, une femme peut être tout en haut d’une entreprise, et diriger des centaines d’hommes.

La liberté de la presse

Si l’on devait résumer ce film par une seule et unique question, il s’agirait, selon moi, de se demander quel est le rôle premier du journaliste. Pentagon Papers y répond.

Spielberg rend hommage à Katharine Graham qui a, par sa décision [voir film], changé à jamais la définition de « la liberté de la presse » dans le monde du journalisme.

⇓ Disponible en Blu Ray et DVD ⇓

         DVD                                                          BLU – RAY

                                     

Ma note pour ce film sera donc de : 8/10

J’espère que cet article vous a plu, laissez-moi un commentaire, ça me fera énormément plaisir!

Cordialement

Patoche

Un commentaire

  1. Jolie critique. J’aurais aussi parlé de la réa vraiment intéressante en terme de mouvement et de cadrages (l’isolement de Meryl Streep), les contre-plongées pour Tom Hanks…) mais c’est complet! Ce site est vraiment cool.
    Et j’ai une question… quel film comptes-tu aller voir prochainement?

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *